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Influenza aviaire

 
 
Influenza aviaire

Organisation des marchés avec présence volailles vivantes.

Influenza aviaire hautement pathogène : un foyer détecté dans les Yvelines.

Communiqué de presse du ministère de l'agriculture et de l'alimentation :

> 2020.11.19 CP_Influenza aviaire_Yvelines_def-1 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,13 Mb

Organisation des marchés avec présence volailles vivantes.
Les rassemblements d'oiseaux étant interdits (sauf dérogation, instruite par la DDCSPPdirection départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations),  il n'est possible d'organiser un marché qu'avec 1 seul exposant de volailles.
S'il n'est absolument pas possible de limiter à 1 seul exposant:
- il est nécessaire de demander une dérogation. C'est l'organisateur du rassemblement (donc du marché) qui doit en faire la demande. Cette demande devra donc justifier cette nécessité.
- il   convient   de   limiter   le   nombre   d’exposants   en   fonction   des   spécificités   de   la   zone   de rassemblement (taille du marché, etc.). Il est souhaitable de ne pas dépasser 5 exposants (sauf cas particulier justifié au regard de la maîtrise du risque: nécessité de montrer l'analyse de risque et de justifier la maitrise de ce risque).
- il convient de chercher les moyens physiques ou de fonctionnement les plus adaptés pour prévenir une éventuelle contamination entre exposants, en prenant en compte la circulation des acheteurs potentiels : séparation matérialisée et suffisante entre le public et les animaux, séparation physique ou distance de l’ordre de la centaine de mètres entre les exposants, non déchargement des oiseaux.
Dans TOUS LES CAS:
-La présentation de palmipèdes vivants est interdite.
-Le nombre de volailles présentées doit être le plus limité possible pour éviter les retours en élevage. Certains marchés parviennent à organiser la collecte des invendus par un volailler qui assure un abattage rapide.
-Il est nécessaire d'organiser la traçabilité aval: nécessité d’enregistrer les personnes auxquelles ont été vendus les oiseaux (de façon à les retrouver en cas de foyer d'influenza aviaire hautement pathogène)


Évolution européenne de l’Influenza aviaire hautement pathogène :
La France relève le niveau de risque et renforce la mise en œuvre de mesures de prévention dans les élevages de volailles sur l’ensemble du territoire métropolitain.

Depuis la confirmation du premier cas positifs dans l'avifaune sauvage au virus influenza aviaire le 23 octobre 2020 aux Pays Bas, le nombre de cas dans la faune sauvage ne cesse de croitre en Europe. La France est à son tour touchée.

Après plusieurs pays du Nord de l’Europe, la France a détecté un premier foyer d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) de souche H5N8 en Haute-Corse. Un second foyer a été détecté le 19 novembre dans les Yvelines.

Après avoir pris connaissance de ce cas d’IAHP, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien DENORMANDIE a réuni l’ensemble des services du ministère et le laboratoire national de référence et a décidé de placer l’ensemble du territoire national métropolitain en niveau de risque « élevé » à compter du 17 novembre 2020.

Compte tenu de la saison actuelle de migration des oiseaux, cette situation alerte sur le risque d’introduction de ces virus en France et souligne l’importance de maintenir une vigilance particulière sur le territoire français.
Pour rappel, l'ensemble des communes du département des Deux-Sèvres, qui est situé sur le trajet d'un couloir de migration des oiseaux sauvages, est placé en "risque élevé" par arrêté ministériel depuis le 4 novembre 2020. Il est donc nécessaire de RESPECTER LES MESURES DE CLAUSTRATION POUR TOUS LES OISEAUX DOMESTIQUES (ÉLEVAGES ET BASSES-COURS).

A ce titre, les mesures suivantes s’appliquent à l’ensemble des départements de l’hexagone et sont donc applicables au département des Deux-Sèvres (arrêté ministériel du 16 mars 2016 modifié), à savoir:

- la claustration des volailles ou la mise sous filet

- l’interdiction de l’organisation de rassemblements et la participation des volailles originaires des zones concernées dans les zones au risque « négligeable » ;

- l’interdiction de transport et de lâcher de gibiers à plumes ;

- l’interdiction de l’utilisation d'appelants ;

- la surveillance clinique quotidienne dans les élevages commerciaux et non commerciaux ;

- l’interdiction des compétitions de pigeons voyageurs au départ ou à l'arrivée de la France ;

- la vaccination obligatoire dans les zoos pour les oiseaux ne pouvant être confinés ou protégés sous filet.

Ces mesures de prévention ont pour but de protéger les volailles domestiques d'une potentielle contamination qui aurait des conséquences désastreuses pour les échanges et exportations d'animaux vivants et de viandes de volailles. Elles engendreront des contraintes fortes principalement dans les filières exclusivement en plein air (volailles grasses, sous signe officiel de qualité). Des aménagements des cahiers des charges notamment pour les productions sous signe de qualité officiel seront temporairement nécessaires.

L'arrêté du 16 mars 2016 prévoit la possibilité de dérogations, au cas par cas, telles que la non-claustration des oiseaux pour les détenteurs commerciaux pour des raisons de bien-être animal, de technique d’élevage liées à des contraintes liées à un cahier des charges répondant à un signe de qualité officiel. En complément de la biosécurité des élevages, la claustration demeure néanmoins la disposition la plus sécuritaire vis-à-vis du contact avec les oiseaux sauvages.

La consommation de viande, foie gras et œufs ne présente aucun risque pour l’homme.

L’influenza aviaire hautement pathogène est une maladie animale infectieuse, virale, très contagieuse qui affecte les oiseaux.

Arrêté du 4 novembre 2020 :

> AM signé AGRG2030061A - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,32 Mb

Pour en savoir plus : https://agriculture.gouv.fr/tout-ce-quil-faut-savoir-sur-linfluenza-aviaire

Il est impératif de  :

- respecter les règles de biosécurité des élevages
- augmenter la vigilance des acteurs pour la détection précoce d'un éventuel cas à la fois en élevage et dans la faune sauvage
- sensibiliser les particuliers, détenteurs de basse-cours, aux mesures de protection à mettre en œuvre.

A cet effet, deux affiches vous sont proposées pour rappeler les bons gestes

Capture influenza 2
Capture

 

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