Actualités

Influenza aviaire : point de situation au 20 mars 2017

 
Influenza aviaire : point de situation au 20 mars 2017

Communiqué de presse du ministre de l'Agriculture (20 mars 2017)

Stéphane Le Foll, Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, Porte-parole du Gouvernement a fait le point sur la stratégie sanitaire conduite dans le Sud-Ouest pour éradiquer le virus de l’influenza aviaire hautement pathogène (H5N8) et sur les perspectives de reprise d'activité des exploitations.

Le nombre de nouvelles suspicions, en net recul ces 2 dernières semaines, laisse augurer de l’extinction prochaine de l’épizootie. Cela valide la politique de lutte déployée depuis le 5 janvier, fondée sur l'assainissement des foyers, l'abattage préventif des palmipèdes dans les zones les plus instables et la mise en place de restrictions de mouvements dans des zones de contrôle temporaire.

Cette évolution permet d’envisager la reprise d’activité dans les départements touchés. D'ores et déjà la remise en place des gallinacés est possible dans les zones réglementées stabilisées, moyennant le respect de conditions sécurisées telles que le maintien en bâtiment pendant une durée minimale de 4 semaines et l’examen sanitaire des animaux. A ce jour, cette reprise de la production est possible dans 536 communes.

S'agissant des palmipèdes, le Ministre a distingué deux zones géographiques. Dans les départements les moins touchés (départements 12, 79, 81, 82 et partie Est du département 32), les remises en place seront possibles rapidement après la levée des zones de surveillance. Dans les zones où l’épizootie a été de grande ampleur (zones regroupant les départements 31, 32, 40, 64 et 65), un arrêté ministériel sera pris pour encadrer les conditions de remises en place après une période de vide sanitaire. Si la situation continue à évoluer favorablement, les palmipèdes pourraient être remis en place à partir de la fin mai comme l’avait envisagé le ministre en déplacement dans les Landes le 21 février dernier.

Sur le sujet des indemnisations, les engagements ont été  tenus. Pour les abattages dans les foyers, dès le 2 février 2017, les premières avances étaient versées aux éleveurs à hauteur de 75% de la valeur marchande des animaux.

Le 15 février, le dispositif d'indemnisation des abattages préventifs était également ouvert et a permis de premiers paiements dès le 16 mars. La prochaine étape concernera le dispositif d’indemnisation des pertes de production pour les éleveurs, avec des premiers paiements d’ici la fin du mois d’avril.

Les opérateurs de l’aval faisant face à des difficultés de trésorerie pourront également mobiliser, en complément des dispositifs de droit commun d’ores et déjà disponibles, des avances  de trésorerie avec différé de remboursement de 2 ans qui seront mises en œuvre début avril.

Le ministre rappelle que le respect des règles de biosécurité reste un préalable indispensable à la reprise d’activité, et insiste sur l'importance d'un engagement des professionnels à réorganiser la sécurité sanitaire de la filière palmipèdes afin de relancer la production sur des bases durables.

Sur le territoire national le niveau de risque pourra être abaissé au mieux deux mois après le dernier cas identifié dans la faune sauvage, sur la base d’un avis de l'ANSESagence de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail.
Dans l’attente certaines dérogations au confinement des volailles peuvent être accordées aux exploitations qui respectent les règles de biosécurité.

Pour ce faire, un PACTE avec l'ensemble des organisations professionnelles concernées et les collectivités territoriales sera signé le 13 avril prochain. Au travers de ce PACTE, il est attendu une dynamique de l'ensemble des acteurs en faveur du renforcement de la biosécurité à tous les maillons de la chaîne.

La gestion de cette épizootie majeure a montré toute l’attention qu’il convient de porter à la sécurité sanitaire des productions agricoles et agroalimentaires dans un contexte de niveau de risque toujours élevé. Tous les acteurs de la filière avicole doivent désormais s'engager durablement afin d'être armés contre une éventuelle réémergence virale dès l'hiver prochain.

Calendrier des indemnisations :

> IA_Indemnisation - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,07 Mb

Gestion de l'épizootie en Europe :

> IA_Sanitaire - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 2,04 Mb


Influenza aviaire : point de situation au 10 mars 2017 dans les Deux-Sèvres

Dans le cadre du suivi des élevages qui ont été infectés par le virus de l’influenza aviaire, des prélèvement sanguins ont été réalisés dans les exploitations situées dans la zone de surveillance autour de Fors.

Les résultats d’analyses ont indiqué la présence d’anticorps de l’influenza aviaire H5 dans un élevage de Prahecq. La présence de ces anticorps confirme que les animaux ont été en contact avec le virus mais qu’ils n’ont pas contracté la maladie. Il ne s’agit donc pas d’un nouveau cas.

Toutefois, l’environnement (bâtiments, litière, parcours, etc…) peuvent être contaminés et certains animaux peuvent encore être porteurs du virus.

Aussi, pour éviter toute propagation du virus, les 5 200 canards de cet élevage ont été abattus ce vendredi 10 mars 2017. La désinfection complète du site est indispensable et sera effectuée dans les jours qui viennent.

Les zones de surveillance autour de la commune de Fors et autour de La Chapelle Bâton et Augé ne sont pas modifiées. L’ensemble des mesures mises en œuvre dans ces deux zones restent inchangées à ce jour.

Zone de surveillance de la Chapelle Bâton et Augé, composée de 29 communes : Augé, Azay-le-Brûlé, Champdeniers-St-Denis, Chauray, Cherveux, Clavé, Cours, Echiré, Exireuil, François, Germond-Rouvre, La Boissière en Gâtine, La Chapelle-Bâton, La Crèche, Les Groseillers, Mazières-en-Gâtine, Pamplie, St-Christophe sur Roc, Saint-Gelais, St-Georges de Noisné, Saint-Lin, St-Marc La Lande, St-Maixent l'Ecole, Saint-Pardoux, Sainte-Ouenne, Saivres, Soutiers, Surin et Verruyes.

L'arrêté préfectoral du 27 février 2017 définit la zone de surveillance et les mesures applicables pour cette zone :

> Arrêté préfectoral du 27 février 2017 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,27 Mb

Zone de surveillance de Fors comprenant 19 communes du sud du département : Aiffres, Beauvoir sur Niort, Bessines, Brûlain, Fors, Frontenay-Rohan-Rohan, Granzay Gript, Juscorps, La Foye Monjault, Les Fosses, Marigny, Mougon, Niort, Prahecq, Ste Blandine, St Martin de Bernegoue, St Romans les Champs, St Symphorien et Vouillé.

L'arrêté préfectoral du 24 janvier 2017 définit la zone de surveillance et les mesures applicables pour cette zone :

> Arrete prefectoral du 24 janvier 2017 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,25 Mb

Carte des périmètres :

> carte zones deux sevres 01032017 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 1,12 Mb

Les mesures suivantes s'appliquent dans les 2 zones de surveillance :

Elles concernent l’ensemble des élevages de volailles, y compris ceux des particuliers, situés dans le périmètre de 10 km, et consistent principalement en :

- l’interdiction d’entrée et de sortie de volaille ;
- l’interdiction d’entrée et de sortie d’œufs et de produits issus de volailles ;
- l’enfermement ou la mise sous filet des volailles ;
- pour les volailles sous filet, la protection de l’alimentation et de l’abreuvement vis-vis des déjections des oiseaux sauvages ;
- la limitation des mouvements des personnes et des animaux domestiques ;
- l’interdiction aux véhicules extérieurs aux exploitations ou aux basses-cours de pénétrer sur les exploitations ou propriétés ;
- la désinfection des véhicules autorisés à l’entrée et à la sortie des exploitations ou propriétés.

Pour les élevages professionnels, des dérogations aux entrées-sorties peuvent être accordées par la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) sous réserve de mesures de précautions particulières.

Enfin les dispositions suivantes s'appliquent également :

- les rassemblements d’oiseaux tels que les foires, marchés et les expositions sont interdits ;
- les lâchers de gibier sont interdits ;
- le transport et l'utilisation des appelants pour la chasse au gibier d’eau sont interdits ;
- le transport et l’épandage du fumier et du lisier provenant de volailles ou gibier à plume est interdit.

Le préfet appelle les maires et tous les acteurs, notamment les vétérinaires, les éleveurs, les chasseurs, les propriétaires particuliers de basse-cour et les autres détenteurs d’oiseaux, à mettre tout en œuvre pour éviter la propagation du virus H5N8.

Les mesures de biosécurité doivent être impérativement respectées et toute mortalité suspecte d’oiseaux doit être signalée :

aviaire qui contacter

Cas d'influenza aviaire en Deux-Sèvres

Le virus H5N8 a la particularité de se propager très facilement parmi les oiseaux, le virus H5N1 est faiblement pathogène. Les virus détectés en Deux-Sèvres ne sont pas contagieux pour l’homme. La consommation de volailles et de produits issus de volailles ne présente aucun danger.

Le point de situation des cas d’influenza aviaire identifiés au 27 février 2017 est le suivant :

  • un cas de H5 N8, hautement pathogène, sur la commune de Fors le 2 janvier 2017
  • un cas de H5 N8, hautement pathogène, sur la commune de la Chapelle-Bâton le 2 janvier 2017
  • un cas de H5 N1, faiblement pathogène, sur la commune d’Augé le 11 janvier 2017
  • un cas de virus apparenté au H5 N8 , hautement pathogène, sur la commune d’Augé le 12 janvier 2017
  • un cas de H5 N3 faiblement pathogène, sur la commune de Saint-Pardoux le 27 février 2017

A ce jour, au regard des analyses reçues, aucun nouveau cas ou suspicion n’a été identifié. Les analyses se poursuivent.

Au-delà du périmètre de surveillance, des analyses peuvent être conduites dans des élevages ayant eu des contacts avec les exploitations infectées pour s’assurer qu’il n’y ait pas eu propagation du virus.

La chronologie de l'influenza aviaire en Deux-Sèvres :

> Chronologie_influenza_aviaire_24022017 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,04 Mb

Questions/réponses sur l'influenza aviaire :

> Questions_réponses_IA - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,03 Mb

Des mesures à respecter :

> PROTEGEZ_VOS_ELEVAGES - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,05 Mb


Un renforcement des mesures de biosécurité a été mis en place notamment pour protéger les basses-cours (confinement, déclaration de la basse-cour, ....).

poules

 

Dans les communes en zone de protection et de surveillance, les particuliers sont invités à déclarer leur basse-cour auprès de leur mairie ou sur le site internet : http://mesdemarches.agriculture.gouv.fr
Tous les mouvements de personnes doivent être limités dans les périmètres réglementés.

Les mesures de biosécurité dans les basses-cours :

> doc basse-cour - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,15 Mb

 


Pour contenir la propagation du virus de l’influenza aviaire, la vigilance doit impérativement être maintenue sur les mouvements des animaux vivants, des matériels et des personnes intervenant en élevage de volailles.

Une attention toute particulière doit être portée sur le transport qui concerne à la fois les enlèvements d’animaux vivants ou autres denrées telles que les œufs mais aussi les livraisons des produits extérieurs nécessaires à la production (alimentation animale, gaz, fioul...) et les enlèvements d’animaux morts et des sous-produits animaux (ex. fumiers et lisiers).

Dans ce contexte, il est de la responsabilité du transporteur et de l’éleveur de mettre en œuvre des mesures de biosécurité adaptées.

Les grands principes suivants devront être respectés :

- la zone de production de volailles n’est pas une zone de manœuvre, son accès doit être limité aux seules activités liées à l’élevage de volailles ;

- l’entrée dans cette zone exige, au préalable, un nettoyage et une désinfection du véhicule (roues et bas de caisse) pour éviter toute introduction du virus dans l’élevage ;

- la sortie de cette zone impose également un nettoyage et une désinfection afin d’éviter de propager l’éventuel virus présent dans l’élevage. Dans le cas particulier de transports d’animaux vivants ou morts (équarrissage), des dispositifs adaptés doivent être mis en place afin de garantir l’étanchéité du véhicule. Aucune déjection ou plume ne doit être disséminée durant le transport ;

- le chauffeur ne doit pas être une source de propagation du virus : il doit utiliser des équipements adaptés, nettoyer et désinfecter ses bottes ainsi que laver ses mains à l’entrée et à la sortie de l’élevage.

Les protections jetables (sur-bottes, blouse, gants....) doivent être utilisées puis rester sur la zone de production dans un sac poubelle prévu à cet effet.

- sauf en cas d’absolue nécessité, les communes de Saint Christophe sur Roc, la Chapelle Bâton et Augé ne doivent pas être traversées en raison des foyers d’influenza aviaire détectés fin décembre 2016 et en janvier 2017.

- les transports de volailles et d’œufs au départ d’un élevage situé dans les 47 communes de la zone réglementée du département doivent être autorisés par le Directeur de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) des Deux-Sèvres après délivrance d’un laissez-passer. Des mesures particulières sont exigées.

Infographie : la biosécurité dans les élevages pour stopper la propagation du virus H5N8

> infographie_ia_biosecurite_00 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,17 Mb


L’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) participe au renforcement de la surveillance de la faune sauvage

b_1_q_0_p_0

Suite aux premiers cas découverts d’Influenza aviaire en Deux-Sèvres, le Conseil national d'orientation de la politique sanitaire animale et végétale, placé auprès du ministère de l'agriculture  a missionné l'ONCFS pour réaliser systématiquement des recherches actives autour des différents foyers détectés.

Sont ciblés : les cadavres des espèces d'oiseaux liés aux zones humides et plus particulièrement les canards, cygnes, oies, poules d'eau, mouettes et goélands. Les oiseaux trouvés sont transférés au LASAT (le laboratoire d'analyse Sèvres Atlantique) pour analyse.

Pour réaliser cette mission,l'ONCFS s'appuie sur le réseau SAGIR et la Fédérations des chasseurs. C’est un réseau de surveillance épidémiologique des oiseaux et des mammifères sauvages terrestres en France.


Le niveau risque élevé en France

A la suite de la découverte de plusieurs foyers d'influenza aviaire hautement pathogène H5N8 dans des élevages du Sud-Ouest et de cas dans la faune sauvage dans le Pas-de-Calais et la Haute-Savoie, le ministère de l'Agriculture, de l'agroalimentaire et de la Forêt a décidé de relever le niveau de risque vis-à-vis de la maladie au niveau "élevé" sur l’'ensemble du territoire national. Ce choix a également été motivé par l'’évolution rapide de la situation sanitaire en France et dans plusieurs pays d’Europe et par la dynamique de propagation du virus.

Note d'information sur l'influenza aviaire (les différents virus, les mesures en cas de suspicion ou de cas avéré, le rôle des maires et de la DDCSPP) :

dossier_presse-grippe_aviaire


Le risque « élevé » entraîne la mise en place de mesures de protection renforcées sur l'ensemble du territoire national, à savoir :

  • l’'obligation de confinement ou de pose de filets permettant d'empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles (sauf dérogation précisée par arrêté) et toutes les basses-cours (sans dérogation possible)
     
  • l'’interdiction de tout rassemblement de volailles vivantes, et en particulier des marchés de volailles vivantes. Les rassemblements peuvent avoir lieu sous dérogation, si notamment des dispositions sont mises en œoeuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux sauvages d’'eau (oiseaux de la faune sauvage susceptibles d’être infectés par l’'influenza aviaire) et entre volailles issues de différents élevages .
     
  • l'’interdiction de lâchers de gibiers à plume sur tout le territoire national. Les lâchers de faisans et de perdrix peuvent être, eux, autorisés sous certaines conditions par le préfet, tout comme l'utilisation des appelants.
    Envoyer la demande d'autorisation à l'aide du formulaire ci-dessous dûment complété à la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations - 30, rue de l'Hôtel de Ville - CS 58434 - 79024 NIORT CEDEX

    > Demande_derog_transport-lacher - format : PDF - 0,01 Mb

Pour en savoir plus, l'ensemble des mesures et les dérogations sont détaillées à l'adresse suivante: http://agriculture.gouv.fr/les-mesures-et-indemnisations, dans la rubrique Gestion des nouveaux cas H5N8